1er et 6 décembre, #Arras: Europe et sécurité

  • 1er décembre : « Europe et sécurité » 15h30-20h00 auditorium de l’Atria, Arras deux conférences-débats : sécurité intérieure et sécurité extérieure/défense.
  • 6 décembre : « Europe et sécurité » voyage thématique à Bruxelles : Commission et Parlement européen.

Les Défis européens 2017-09-08

 

1er décembre 2017 : Réunion publique « Europe et sécurité»

Date : 1/12, 15h30-20h

Lieu : Arras, Auditorium de l’Atria, 300 places, Hôtel Mercure, 58 Boulevard Carnot

Organisation :

  • Possibilité d’inscription préalable
  • Diffusion sur internet ?

Modérateur : Quentin Dickinson, Directeur des Affaires européennes, Radio France

Déroulé :

1ere partie : 15h30-17h30 : Sécurité intérieure et justice dans l’Union européenne

Accueil du Président du ME62

Deux exposés introductifs (thèmes à préciser)

  • Général de division Philippe Guimbert, ancien adjoint au directeur de la coopération internationale du Ministère de l’intérieur, ancien Chef d’état-major Europe: La coopération policière en Europe, notamment en matière de lutte anti-terrorisme : quels sont les outils disponibles au niveau européen ? quels progrès depuis les attentats de Paris? quelles perspectives ?

 

  • Frédéric Baab, magistrat à Eurojust. La coopération judiciaire en Europe : de quels outils juridiques, institutions et moyens dispose l’UE pour assurer le respect du droit et de la justice aux Européens? Quelles complémentarités avec les Etats, quelles perspectives ?

Table ronde : Quel rôle pour l’Union Européenne, pour assurer sécurité et justice aux Européens ?

Intervenants :

Général Philippe Guimbert

Frédéric Baab.

Patrick Meunier, professeur de droit européen, Lille II.

– Un représentant du coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme, ou d’Europol (sous réserves)

Hélène Flautre, ancienne présidente de la Sous-commission aux Droits de l’Homme du Parlement européen.

Questions de la salle (questions par SMS)

Pause

2e partie : 18h-20h : Sécurité extérieure et défense de l’Union européenne

Deux exposés introductifs

  • Pierre Defraigne, Directeur Exécutif du Centre Madariaga – Collège d’Europe : Géopolitique de l’Union européenne : contexte et menaces. La stratégie extérieure de l’UE.
  • Général Jean-Paul Perruche, ancien directeur général de l’état-major de l’UE, Président d’honneur l’Euro-Défense: Les moyens de défense de l’Union. La Stratégie européenne de défense, la PESC, l’OTAN.

 

Table ronde: Quelle défense extérieure pour l’Union européenne?

Intervenants:

  • Pierre Defraigne
  • Général Jean-Paul Perruche
  • Un représentant du Service européen d’action extérieure (sous réserves)

 

  • Nicolas Gros-Verheyde, journaliste spécialisé UE et défense.
  • Sami Makki, Enseignant responsable des questions de défense et de sécurité à l’IEP Lille.

Questions de la salle (questions par SMS)

Conclusion ; Hymne européen.

Entrée gratuite. Inscription par internet. Accès prioritaire aux personnes inscrites.

 

 

6 décembre 2016 : Journée à Bruxelles « Europe et sécurité »

Le public, de 60 personnes environ, dont une majorité d’étudiants de l’Université d’Artois, UFR de droit de Douai.

Aller-retour Arras –Bruxelles en car.

Matinée à la Commission européenne, Direction générale Home / SEAE

  • Présentation de l’action de la Commission
  • Exposés sur les politiques de coopérations judiciaires et policières (Europol, Eurojust Agence de Gardes-Frontières …) et sur la Politique extérieure et de sécurité commune. (sujets à préciser)

Déjeuner au restaurant des visiteurs du Parlement

Après-midi au Parlement européen :

  • Présentation du fonctionnement du Parlement et visite de l’hémicycle.
  • Entretiens avec des députésde la Commission Libertés civiles, justice et affaires intérieures
  • de la Sous-Commission sécurité – défense : sollicités Gilles Pargneaux, Arnaud Danjean
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Oui à la France en Europe, Non à Marine Le Pen !

7d72cce3-106f-4fb3-9ef8-a4f4233a3836.pngDéclaration de l’Assemblée générale du Mouvement Européen – France,
réunie le samedi 29 avril 2017 à Paris.
Membres du Mouvement Européen – France, unis dans la diversité politique au service de l’amélioration de la construction européenne et d’un débat pluraliste sur l’Europe, nous nous devons de délaisser notre neutralité partisane en vue du 2ème tour de l’élection présidentielle pour appeler à faire barrage à Marine Le Pen.

La volonté de rupture de Marine Le Pen avec l’Union européenne, l’espace Schengen et l’euro est en effet en contradiction frontale avec le combat engagé par nos milliers de militants depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Nous sommes viscéralement attachés à la communauté de valeurs et d’intérêts qui rassemble les peuples de notre continent, et à laquelle notre pays est indissociablement lié.

Marine Le Pen ne dit plus si clairement qu’elle veut sortir de l’euro : elle avance masquée après avoir pu constater que la sortie de l’euro était rejetée par une grande majorité des Français. Ne nous y trompons pas ! Comme nos compatriotes, nous ne souhaitons pas jouer à la roulette russe l’avenir de notre économie, de nos emplois et de notre épargne, ni ouvrir une période d’incertitudes très pénalisante, alors que tant de défis nationaux et internationaux n’attendent pas.

Nous appelons en conséquence à voter pour Emmanuel Macron, dont les réponses à nos questions nous semblent traduire une volonté résolue de renforcer l’engagement européen de la France dans un monde très instable. L’union fait plus que jamais la force face aux grandes puissances, au terrorisme islamiste, au changement climatique, à la finance folle…

Emmanuel Macron nous semble partager notre combat pour une « Europe en mieux » et notre mobilisation pour porter remède aux défauts et aux défaillances de la construction européenne, comme le proposaient d’autres candidats au 1 er tour et comme le veulent d’innombrables Européens, il formule comme nous des propositions constructives afin de réformer, de démocratiser et de relancer l’Union européenne, afin de la rendre plus juste et plus forte, plutôt que de recommander d’en prendre la porte, en pure perte.

Nous pensons comme une majorité de Français que l’Union européenne est loin d’être parfaite, qu’elle fait des gagnants et des perdants, et qu’elle est aujourd’hui affaiblie par les divergences entre ses citoyens en matière économique, sociale, migratoire et diplomatique.

Nous déplorons cependant vivement que « l’Europe » ait fait office de bouc émissaire commode tout au long de cette campagne électorale. Les problèmes de la France, mais aussi leurs solutions, trouvent d’abord leur source au niveau national sur des enjeux cruciaux comme l’éducation de nos enfants, la formation des adultes et des chômeurs, le fonctionnement de notre protection sociale, l’utilisation de nos taxes et de nos impôts, le logement social et privé, l’organisation des religions, etc. C’est aussi parce qu’Emmanuel Macron fait partie des rares candidats à avoir assumé clairement les responsabilités des autorités françaises sur tous ces enjeux, sans se défausser sur « Bruxelles », qu’il nous paraît nettement plus convaincant que son adversaire.

Nous appelons nos compatriotes à faire barrage à Marine Le Pen en se mobilisant en masse pour voter Emmanuel Macron le 7 mai prochain, avant de revenir à l’occasion des élections législatives vers les candidats et les partis dont ils se sentent les plus proches, en matière européenne comme sur d’autres sujets. Nous les appelons aussi à faire vivre le débat pluraliste dont l’Europe a besoin en tirant toutes les leçons de ces élections, comme nous nous y engagerons avec force, conformément à la vocation de notre Mouvement

23 mars 2017: 60 ans du Traité de Rome – Relancer l’Europe. Compte-rendu

120 personnes dans l’auditorium de l’Atria, malgré la concurrence de deux réunions publiques simultanées à Arras

Les trois intervenants sont :

    • Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen et chroniqueur
  • Isabelle Jegouzo, représentante en France de la Commission européenne

 

  • Marcel Grignard, président de Confrontations Europe, centre de réflexions axé sur les questions économiques et sociales

La modération est assurée par François Vié, président du ME62.

 

La réunion commence par une minute de silence par solidarité avec les victimes de l’attentat de Londres survenu la veille de la réunion.

La première partie de la réunion porte sur les acquis de 60 ans de construction européenne.

  • Après un film de 4 mn conçu par les services de la Commission pour les 60 ans des traités de Rome, Isabelle Jégouzo détaille les avancées de l’Europe en matière de réalisations concrètes, de démocratie et de solidarité. Elle relève le déficit d’appropriation des acquis de l’Europe par les citoyens et les Etats, et déplore une résilience insuffisante de l’Union européenne face aux chocs extérieurs.
  • Marcel Grignard, insiste sur les bénéfices de l’Union concernant les libertés. Sans contester les bénéfices économiques du Marché commun, devenu Marché unique, il regrette que l’Union ne donne pas la priorité à la production des « biens communs » indispensables à la prospérité et à la vie collective des Européens.
  • Jean-Louis Bourlanges met en parallèle les 70 ans de paix depuis la Communauté du charbon et de l’acier (CECA) et les 70 ans qui l’ont précédée avec deux guerres. Le bilan de l’Union est fort en matière de liberté, il l’est moins concernant la solidarité et faible en matière de puissance pour défendre dans le monde nos valeurs et nos intérêts. L’Union a manqué son objectif de créer une Union politique. Les Britanniques ont trahi leur tradition de liberté et l’Europe de l’Est ne veut plus suivre la règle commune. Aujourd’hui, les valeurs fondamentales de liberté et de démocratie sont profondément mises en cause.

Dans un deuxième temps de la réunion, les débats portent sur l’avenir de l’Union.

  • François Vié rappelle le processus de Bratislava qui doit aboutir à des propositions des chefs d’Etat et de gouvernement à l’occasion des célébrations à Rome des 60 ans des Traités de Rome. Il indique les quatre chantiers majeur à venir : défense, sécurité intérieure, relance de l’investissement, consolidation de la Zone euro.                         .   Isabelle Jégouzo rappelle les bases de travail proposées par la Commission sous forme de 5 scénarios pour l’avenir de l’Union européenne : continuer sur les priorités actuelles, se limiter au marché intérieur, une Europe à plusieurs vitesses, faire moins mais plus efficacement, le saut fédéral.
  • Marcel Grignard pense que le problème pour avancer se trouve dans les Etats qui ne pensent qu’à préserver leurs prérogatives, aux dépens des intérêts collectifs. Pour parvenir à redéfinir ce que nous voulons faire ensemble, il faut faire la pédagogie de notre interdépendance, accepter les différences entre européens, intégrer la dimension européenne de toute nos politiques nationales.
  • Pour Jean-Louis Bourlanges, les Européens sont face à deux défis majeurs : inventer la démocratie à plusieurs peuples et faire face à la mise en cause de la démocratie représentative. La définition d’une nouvelle vision commune passe par une entente du couple franco-allemand. Lorsque ces deux pays, si différents, sont d’accord sur des propositions, l’expérience montre qu’elles conviennent à tous les pays européens.

La salle a eu la possibilité de poser des questions par SMS, sur une dizaine de questions posées, 3 sont traitées :

  • La supposée hausse des prix lors du passage à l’euro, fermement démentie par Marcel Grignard et Jean-Louis Bourlanges
  • La dette de la France serait-elle plus soutenable avec une sortie de l’euro ? Cette assertion est démentie par les intervenants.
  • L’Europe avance-t-elle vers une harmonisation des fiscalités des pays membres ? L’Europe progresse sur la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Les efforts essentiels à réaliser concernent l’imposition des multinationales et le rapprochement des fiscalités nationales.

La réunion se termine par l’Hymne européen, écouté par la salle debout.

Arras, 25 novembre 2016 « Europe et Migrations »

 

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Vendredi 25 novembre deux conférences – débats ont réuni près de 300 personnes sur les questions migratoires en Europe.img_2306-red

La première conférence de 15h30 à 17h30 a eu pour thème « Les politiques européennes d’Immigration et d’asile »

Après un mot d’accueil de François Vié, président du ME62, Quentin Dickinson, directeur des affaires européennes à Radio France, introduisit les débats :20161125_164440-red

–  Jean-Pierre Garson, ancien chef de la division démographie de l’OCDE a fait une 20161125_160208-redprésentation du phénomène migratoire : les causes (recherche d’une vie meilleure, conflits, évolutions climatiques) les moyens (migration légale économique, regroupement familial, études, asile, migration illégale) Pour endiguer le phénomène, le meilleur levier est l’organisation de la migration légale.

–  Emilio de Capitani, ancien secrétaire de la Commission libertés civiles du Parlement 20161125_161735-redEuropéen, présenta les politiques européennes : surveillance des frontières avec l’espace Shengen et le renforcement de Frontex, asile avec la nécessité de d’harmoniser les pratiques et de réformer Dublin, immigration légale qui doit être repensée au niveau européen.

Suivit, une table ronde avec Serge Slama, Maitre de conférences en droit public et militant associatif pour le droit des étrangers, Hélène Flautre, ancienne présidente de la Sous-commission aux Droit de l’Homme du Parlement européen, Dan Rotenberg. Chef adjoint d’unité à la DG Home de la Commission européenne.

Une demi-douzaine de questions de la salle, recueillies par SMS, ont été ensuite soumises aux intervenants.

Un entracte de 30 mn a été agrémenté de café et boissons à disposition du public dans l’espace d’accueil.

 

La deuxième conférence-débat de 18h à 20h   a eu pour thème « La crise des migrants à Calais-Grande-Synthe »

Quentin Dickinson ouvrit la séance par deux interviews de migrants qui présentèrent chacun leur parcours en termes poignants :

–   Aboubakar Osman, Soudanais, 24 ans, originaire du Darfour, qui a fui par la Lybie, a été secouru en Méditerranée, est passé en France par la montagne, puis a séjourné 4 mois dans la « Jungle » de Calais. Il est questionné en anglais.img_2369-red

–   Fadel Samsam Syrien, 37 ans, marié à Eiman, deux enfants. Ont fui la Syrie, puis la Turquie où ils étaient menacés par les Daech.   Ils ont obtenu le droit d’asile depuis la Turquie. Il est questionné en français et anglais.

Suivit une table ronde avec  Vincent Berton, sous-préfet de l’arrondissement de Calais, Didier Degrèmont, Président du Secours Catholique du Pas-de-Calais, Philippe Mignonet, Adjoint au maire de Calais Damien Carême, Maire de Grande-Synthe, , Dan Rotenberg, Chef d’unité adjoint à la DG Home de la Commission européenne.

Les questions de la salle, recueillies par SMS, ont été soumises aux intervenants.

Un processus d’inscription sur internet a permis de d’obtenir près de 300 adresses courriel qui permettront de mieux communiquer sur les actions à venir.

Le public des deux conférences incluait de nombreux adhérents de l’Université pour Tous de l’Artois, partenaire de l’évènement, et une vingtaine d’étudiants de l’UFR de droit de Douai.

Les Défis européens 2016 ont bénéficié du patronage et d’une subvention de la Commission européenne, ainsi que des patronages du Parlement européen et du Conseil économique, social et environnemental.

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