23 mars 2017: 60 ans du Traité de Rome – Relancer l’Europe. Compte-rendu

120 personnes dans l’auditorium de l’Atria, malgré la concurrence de deux réunions publiques simultanées à Arras

Les trois intervenants sont :

    • Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen et chroniqueur
  • Isabelle Jegouzo, représentante en France de la Commission européenne

 

  • Marcel Grignard, président de Confrontations Europe, centre de réflexions axé sur les questions économiques et sociales

La modération est assurée par François Vié, président du ME62.

 

La réunion commence par une minute de silence par solidarité avec les victimes de l’attentat de Londres survenu la veille de la réunion.

La première partie de la réunion porte sur les acquis de 60 ans de construction européenne.

  • Après un film de 4 mn conçu par les services de la Commission pour les 60 ans des traités de Rome, Isabelle Jégouzo détaille les avancées de l’Europe en matière de réalisations concrètes, de démocratie et de solidarité. Elle relève le déficit d’appropriation des acquis de l’Europe par les citoyens et les Etats, et déplore une résilience insuffisante de l’Union européenne face aux chocs extérieurs.
  • Marcel Grignard, insiste sur les bénéfices de l’Union concernant les libertés. Sans contester les bénéfices économiques du Marché commun, devenu Marché unique, il regrette que l’Union ne donne pas la priorité à la production des « biens communs » indispensables à la prospérité et à la vie collective des Européens.
  • Jean-Louis Bourlanges met en parallèle les 70 ans de paix depuis la Communauté du charbon et de l’acier (CECA) et les 70 ans qui l’ont précédée avec deux guerres. Le bilan de l’Union est fort en matière de liberté, il l’est moins concernant la solidarité et faible en matière de puissance pour défendre dans le monde nos valeurs et nos intérêts. L’Union a manqué son objectif de créer une Union politique. Les Britanniques ont trahi leur tradition de liberté et l’Europe de l’Est ne veut plus suivre la règle commune. Aujourd’hui, les valeurs fondamentales de liberté et de démocratie sont profondément mises en cause.

Dans un deuxième temps de la réunion, les débats portent sur l’avenir de l’Union.

  • François Vié rappelle le processus de Bratislava qui doit aboutir à des propositions des chefs d’Etat et de gouvernement à l’occasion des célébrations à Rome des 60 ans des Traités de Rome. Il indique les quatre chantiers majeur à venir : défense, sécurité intérieure, relance de l’investissement, consolidation de la Zone euro.                         .   Isabelle Jégouzo rappelle les bases de travail proposées par la Commission sous forme de 5 scénarios pour l’avenir de l’Union européenne : continuer sur les priorités actuelles, se limiter au marché intérieur, une Europe à plusieurs vitesses, faire moins mais plus efficacement, le saut fédéral.
  • Marcel Grignard pense que le problème pour avancer se trouve dans les Etats qui ne pensent qu’à préserver leurs prérogatives, aux dépens des intérêts collectifs. Pour parvenir à redéfinir ce que nous voulons faire ensemble, il faut faire la pédagogie de notre interdépendance, accepter les différences entre européens, intégrer la dimension européenne de toute nos politiques nationales.
  • Pour Jean-Louis Bourlanges, les Européens sont face à deux défis majeurs : inventer la démocratie à plusieurs peuples et faire face à la mise en cause de la démocratie représentative. La définition d’une nouvelle vision commune passe par une entente du couple franco-allemand. Lorsque ces deux pays, si différents, sont d’accord sur des propositions, l’expérience montre qu’elles conviennent à tous les pays européens.

La salle a eu la possibilité de poser des questions par SMS, sur une dizaine de questions posées, 3 sont traitées :

  • La supposée hausse des prix lors du passage à l’euro, fermement démentie par Marcel Grignard et Jean-Louis Bourlanges
  • La dette de la France serait-elle plus soutenable avec une sortie de l’euro ? Cette assertion est démentie par les intervenants.
  • L’Europe avance-t-elle vers une harmonisation des fiscalités des pays membres ? L’Europe progresse sur la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Les efforts essentiels à réaliser concernent l’imposition des multinationales et le rapprochement des fiscalités nationales.

La réunion se termine par l’Hymne européen, écouté par la salle debout.

Arras, 25 novembre 2016 « Europe et Migrations »

 

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Vendredi 25 novembre deux conférences – débats ont réuni près de 300 personnes sur les questions migratoires en Europe.img_2306-red

La première conférence de 15h30 à 17h30 a eu pour thème « Les politiques européennes d’Immigration et d’asile »

Après un mot d’accueil de François Vié, président du ME62, Quentin Dickinson, directeur des affaires européennes à Radio France, introduisit les débats :20161125_164440-red

–  Jean-Pierre Garson, ancien chef de la division démographie de l’OCDE a fait une 20161125_160208-redprésentation du phénomène migratoire : les causes (recherche d’une vie meilleure, conflits, évolutions climatiques) les moyens (migration légale économique, regroupement familial, études, asile, migration illégale) Pour endiguer le phénomène, le meilleur levier est l’organisation de la migration légale.

–  Emilio de Capitani, ancien secrétaire de la Commission libertés civiles du Parlement 20161125_161735-redEuropéen, présenta les politiques européennes : surveillance des frontières avec l’espace Shengen et le renforcement de Frontex, asile avec la nécessité de d’harmoniser les pratiques et de réformer Dublin, immigration légale qui doit être repensée au niveau européen.

Suivit, une table ronde avec Serge Slama, Maitre de conférences en droit public et militant associatif pour le droit des étrangers, Hélène Flautre, ancienne présidente de la Sous-commission aux Droit de l’Homme du Parlement européen, Dan Rotenberg. Chef adjoint d’unité à la DG Home de la Commission européenne.

Une demi-douzaine de questions de la salle, recueillies par SMS, ont été ensuite soumises aux intervenants.

Un entracte de 30 mn a été agrémenté de café et boissons à disposition du public dans l’espace d’accueil.

 

La deuxième conférence-débat de 18h à 20h   a eu pour thème « La crise des migrants à Calais-Grande-Synthe »

Quentin Dickinson ouvrit la séance par deux interviews de migrants qui présentèrent chacun leur parcours en termes poignants :

–   Aboubakar Osman, Soudanais, 24 ans, originaire du Darfour, qui a fui par la Lybie, a été secouru en Méditerranée, est passé en France par la montagne, puis a séjourné 4 mois dans la « Jungle » de Calais. Il est questionné en anglais.img_2369-red

–   Fadel Samsam Syrien, 37 ans, marié à Eiman, deux enfants. Ont fui la Syrie, puis la Turquie où ils étaient menacés par les Daech.   Ils ont obtenu le droit d’asile depuis la Turquie. Il est questionné en français et anglais.

Suivit une table ronde avec  Vincent Berton, sous-préfet de l’arrondissement de Calais, Didier Degrèmont, Président du Secours Catholique du Pas-de-Calais, Philippe Mignonet, Adjoint au maire de Calais Damien Carême, Maire de Grande-Synthe, , Dan Rotenberg, Chef d’unité adjoint à la DG Home de la Commission européenne.

Les questions de la salle, recueillies par SMS, ont été soumises aux intervenants.

Un processus d’inscription sur internet a permis de d’obtenir près de 300 adresses courriel qui permettront de mieux communiquer sur les actions à venir.

Le public des deux conférences incluait de nombreux adhérents de l’Université pour Tous de l’Artois, partenaire de l’évènement, et une vingtaine d’étudiants de l’UFR de droit de Douai.

Les Défis européens 2016 ont bénéficié du patronage et d’une subvention de la Commission européenne, ainsi que des patronages du Parlement européen et du Conseil économique, social et environnemental.

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Mon Europe – Lettre du Mouvement Européen Pas-de-Calais – n°9 mars 2017

Nouvelles d’Europe

Dénoncer les arguments des anti-européenscc

Trois candidats prônent la sortie de l’Euro : Marine le Pen, François Asselineau, et Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci ne l’envisage qu’en « plan B » mais son « plan A » est irréalisable.

Pourtant les conséquences d’une sortie de la France de l’euro sont prévisibles : Dès son annonce, elle provoquerait la hausse des taux d’intérêt coûteuse pour l’Etat (estimation de la Banque de France : 30 milliards par an) mais aussi pour les entreprises et les particuliers (40 milliards par an) Elle provoquerait la fuite des capitaux. La dévaluation de fait qui suivrait augmenterait la dette de l’Etat libellée en euro, rendrait plus chères les importations et dévaluerait rapidement les économies des Français, notamment celles des plus modestes qui n’auraient pas placé leur argent à l‘étranger. La difficulté pour l’Etat à se financer l’inciterait à faire jouer la planche à billet, provoquant une inflation importante qui rognerait le pouvoir d’achat.

Chez ses promoteurs, la sortie de l’euro serait accompagnée de taxations aux frontières, mais celles-ci seraient immédiatement suivies de mesure de rétorsion des autres pays, entrainant une réduction des échanges extérieurs et de l’activité. Au-delà, la sortie de l’euro serait aussi celle de l’Union européenne. Elle consacrerait une politique d’isolement et de régression. 70 ans de construction européenne seraient sacrifiés aux risques de la montée des nationalismes, de conflits en Europe, de perte d’influence de l’Europe dans une mondialisation qui se poursuit.

Les citoyens sont-ils informés du risque formidable constitué par ces projets de sortie de l’euro et de l’Union européenne ? Le dernier sondage eurobaromètre dit que 77% des Français se sentent mal informés sur l’Union européenne (22% bien informés). Ils sont 87 % à estimer que leurs concitoyens sont mal informés sur l’Union européenne (11% bien informés)

                                                                                                              François Vié, Président du ME62

Activités du Mouvement Européen Pas-de-Calais

Détail de notre programme d’activités sur notre site

23 mars Arras 18h30, Auditorium de l’Atria,  Réunion publique « 60 ans du Traité de Rome – bandeau int 2 compRelancer l’Europe »  avec Jean-Louis Bourlanges, Marcel Grignard, Isabelle Jegouzot, modérateur Quentin Dickinson.

8 mars au 7 avril : « 60 ans d’Europe » : rencontres avec des lycéens dans 10 établissements du Pas-de-Calais. 1000 lycéens concernés.

11 avril : réunion d’adhérents à Arras

27 avril : voyage à Bruxelles de découverte des institutions européennes (complet)

1er mai : participation au salon du livre d’Arrasaffiche sdlivre

9 et 10 mai Fête de l’Europe

  • 9 mai participation à l’Hommage à Jo Cox organisé par la Ville d’Arras
  • 10 mai stand devant l’Hôtel de Ville d’Arras

Presse

Pervenche Berès: en Europe, « il faut que des voix résistent pour faire valoir ce que nous sommes »

Alain Lamassoure : en Europe, « les prophètes de malheur sont aussi anciens que le traité de Rome »

Une coopération européenne accrue dans la défense ? De multiples bénéfices

Emmanuel Macron : «On ne peut pas être timidement européen, sinon on a déjà perdu»

Livres

Pascal Lamy, Nicole Gnesotto : Où va le monde ? Éditions Odile Jacob.

Sites

L’Europe en débat

Les 60 ans du traité de Rome

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